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Hades – Test (PC)

Bienvenue dans le dernier test de l’année. J’ai décidé de jouer à Hades après en avoir entendu parler pendant de nombreuses semaines. Je savais au préalable qu’il s’agissait d’un rogue-like, ces jeux où l’on recommence au début du jeu à chaque mort. J’avais donc très peur d’être vite lassé ou frustré par la répétitivité ou simplement par la difficulté. Seulement, au vu de toutes les éloges, du thème de la mythologie grecque et du prix attractif, je me suis lancé. Autant vous dire d’emblée que je me suis pris une claque.

Le concept derrière Hades est simple. Vous êtes Zagreus, le fils d’Hades, dieu des Enfers. Votre souhait : atteindre la surface, le monde des mortels, pour vous libérer de la prison qui vous a été imposée à votre naissance. Il vous faudra alors traverser les différentes sections du monde souterrain, chacune étant plus dangereuse que la précédente. Seulement, au moindre faux pas, vous retournerez à la maison d’Hades où il vous faudra recommencer.

Hades a réussi à me piéger dans la boucle de son histoire qui semble infinie tant le contenu est bien réparti au fil des essais. À chaque mort, les dialogues avec les personnages dans la maison d’Hades, les interactions avec les dieux de l’Olympe, l’ordre des chambres, les ennemis, les mini-boss et même les boss, potentiellement tout pourra être différent tant le contenu est dantesque. Il m’a fallu un peu plus d’une trentaine de tentatives pour arriver pour la première fois au bout du jeu, et je découvrais encore des choses et des possibilités. Je n’avais utilisé qu’une seule des nombreuses armes disponibles changeant intégralement le gameplay. J’ai découvert des choses après avoir fini le jeu, car ce dernier n’est évidemment pas fini une fois que vous parvenez à la surface pour la première fois.

Il faut absolument mentionner ensuite la direction artistique impeccable. Tout est magnifiquement dessiné et animé. En plus, le jeu est parfaitement fluide (sur PC, je n’ai pas joué sur Switch). Sur ce plan, c’est un sans faute.

Un autre aspect qui m’a grandement plu est la qualité de l’histoire, qui évolue au fil des tentatives. Il y a très peu de rebondissements, seulement une idée de base qui justifie tout le reste, y compris le gameplay : s’évader des enfers. Cette approche fait généralement des merveilles dans le jeu vidéo et a été tentée par de nombreux jeux à succès. Je pense notamment à Zelda Breath of the Wild où il faut simplement vaincre Ganon, ou encore à The Last of Us où il faut seulement traverser les USA pour trouver un remède. Tout le jeu se construit autour de cette idée simple qui laisse énormément de liberté pour le reste. Les dialogues sont également très bien écrits. Les interactions entre les personnages sont géniales. Le jeu manie très bien l’humour et l’émotion.

Pour ce qui est du gameplay, je découvrais les rogue-like et je ne savais pas à quoi m’attendre. Le jeu nous laisse le choix entre diverses armes mythologiques pour chaque tentative (qui déclenchent des dialogues spécifiques, d’ailleurs). Le choix de l’arme impactera la tentative entière. Les bonus offerts par les dieux seront différents, et des ennemis que vous anéantissiez sans difficultés avec une arme pourront devenir redoutables. De plus, chaque boss de fin de section offre sa propre récompense rare, mais seulement une fois par arme. Cela encourage à tenter l’expérience même avec des armes que l’on maitrise moins, pour obtenir des améliorations très pratiques.

Comment faire face au caractère répétitif inévitable des rogue-like ? Dans un premier temps, Hades nous laisse choisir à quelle sauce on va être mangé. À la fin de la majorité des chambres, vous aurez 1 à 3 possibilités pour la chambre suivante. En fonction du sigle sur la porte, le dieu apportant son soutien, la récompense, ou la nature même de la salle (boutique, soin) pourront être différents. Cela permet d’établir des stratégies de long terme en fonction de l’état de santé de Zagreus ou de ce qui est proposé. Le gameplay est également très personnalisable, avec énormément d’améliorations déblocables à la convenance du joueur, selon la stratégie établie. La personnalisation atteint même un niveau supérieur une fois le jeu terminé pour la première fois.

Enfin, bien qu’une échappée se termine en une quarantaine de minutes, comptez 10 à 15 heures pour réussir votre première tentative complète. Hades est un jeu très difficile, MAIS il y a une option d’accessibilité, le Mode Divin. Activez le mode divin, et votre résistance aux dégâts augmentera de 2% à chaque tentative. Cela permet de rendre le jeu de plus en plus faisable, tout en conservant le sentiment de progression au centre de l’idée derrière Hades. J’ai trouvé l’option très bien pensée.

L’un des boss de fin de la première section

Un jeu d’action magnifique, centré sur la mythologie grecque, avec une histoire intéressante, un gameplay exigeant mais accessible, et développé dans de bonnes conditions. Que dire à part : bravo. Hades m’a mis une claque, et c’est sans aucune hésitation que je lui décerne la note maximale. C’est la première année que je n’arrive pas à départager mon jeu de l’année. Hades est ex-aequo avec Ori and The Will of the Wisps.

VERDICT : 10/10

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