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Yakuza – Like a Dragon : Test (PS4 Pro)

Bonjour ! Bienvenue dans le premier test de l’année 2021 ! Comme chaque année, je vais apporter quelques changements. Je vais d’abord mettre fin à mon expérimentation de la notation sur 10. Je vais revenir à la notation d’une à cinq étoiles qui me permet mieux de partager mon ressenti, sans porter de jugement hâtif avec une note basée sur des critères flous. Maintenant, passons au test !

La série Yakuza a été ma grande découverte de l’année 2020. Après avoir adoré Yakuza 0, 1 et 2, j’avais hâte de découvrir le nouveau protagoniste et cette nouvelle histoire. Yakuza – Like A Dragon avait fort à faire : introduire un nouveau protagoniste et un combat diamétralement différents dans une série vieille de 15 ans. C’est avec joie que je vous annonce que le jeu réussit ces tâches admirablement.

Histoire : un hymne à ceux qui n’ont rien

À l’exception de quelques références et de personnages présents issus des anciens jeux, il n’est pas nécessaire d’avoir fait les jeux précédents pour jouer à Yakuza – Like A Dragon. Rien ne vous empêche par contre de plonger dans cette excellente série.

Le début de l’histoire se déroule lors du passage à l’an 2000. Ichiban Kasuga n’est qu’un simple yakuza de premier rang dans la famille de Masumi Arakawa, le patriarche qui l’a accueilli quand il avait 16 ans. Lorsqu’un membre haut placé commet un crime, Masumi Arakawa va demander à Ichiban de prendre sa place en prison. Convaincu qu’il s’agit d’un moyen de payer la dette qu’il estime devoir à son patriarche, Ichiban accepte sans hésiter. 18 ans plus tard, il s’attend à être reçu comme un héros suite à sa sortie de prison, mais tout a changé. Son clan n’existe plus et l’alliance ennemie est partout dans les rues. Personne n’est là pour l’accueillir.

Il va partir à la recherche de Masumi Arakawa en compagnie d’un ancien policier nommé Adachi qui semble s’intéresser à son cas. Il parviendra à retrouver la trace de son patriarche, mais les retrouvailles ne se passent pas comme prévu. Dès qu’ils se retrouvent, Arakawa transperce Ichiban d’une balle dans la poitrine. Contre toute attente, Ichiban se réveille à Yokohama, dans une poubelle. Un ex-infirmier SDF du nom de Nanba a recousu sa plaie, mais elle est infectée.

Au-delà du fait qu’il n’a plus rien et nulle part où aller, Ichiban doit comprendre. Que s’est-il passé ? Pourquoi et comment est-il arrivé ici ? Mais surtout, pourquoi l’homme qu’il considère comme son père a tenté de le tuer ? En vers et contre tous, Ichiban va se reconstruire, en commençant par trouver du travail. Un drame impliquant l’un de ses employeurs va pousser Ichiban, Nanba et Adachi à enquêter. Cela va mettre à l’évidence les différentes forces en présence à Yokohama, qui n’abrite pas que des yakuzas. Au fil des découvertes, Ichiban et son équipe vont aller contre vents et marées pour faire triompher la vérité, surtout que le conflit naissant cache un complot d’une ampleur qui dépasse largement Yokohama.

Sur le plan de l’histoire, Yakuza – Like a Dragon frappe très fort. Le jeu parvient à introduire une myriade de nouveaux personnages attachants dans une histoire captivante, tout en rendant un superbe hommage aux précédents jeux. Leur héritage est présent, assumé et cela rend l’histoire encore meilleure, mais je crois que c’est le message qui a été un vrai coup de cœur. Au-delà de la dénonciation d’un nouveau type de corruption par de faux bons samaritains flattant l’égo de l’opinion publique pour obtenir de l’influence, j’ai adoré voir des personnages ordinaires, mais surtout âgés sur le devant de la scène. Je n’ai rien contre les yakuzas croulant sous les millions, mais il était temps de changer. On a ici une équipe de bras cassés qui part littéralement de zéro et montre que peu importe l’âge, il n’est jamais trop tard pour se reprendre en main et vivre la vie que l’on souhaite.

Encore une fois, comme je l’ai précisé dans mon test de Yakuza Kiwami 2, Yakuza – Like a Dragon se démarque des autres jeux par son contenu annexe. Au-delà des traditionnelles quêtes annexes absolument hilarantes, les mini-jeux sont plus nombreux et encore plus poussés. Si vous voulez faire un jeu complet de karting, gérer une entreprise pour renverser le PDG le plus corrompu de Yokohama, ou lutter littéralement contre les moutons du sommeil pour ne pas vous endormir au cinéma, Yakuza – Like a Dragon est le jeu pour vous. Les fans de Yakuza apprécieront aussi les références aux anciens jeux dans certaines quêtes annexes. L’esprit de Yakuza, un jeu où le contenu annexe est si fou que l’on en oublierait l’histoire de base, est toujours là.

Gameplay : un changement radical, presque parfait

La nouveauté principale de Yakuza – Like a Dragon est la refonte complète du combat. Fini les combats en temps réel contre des vagues d’ennemis. Ici, le combat se fait au tour par tour avec une équipe de quatre personnes. Chacune peut avoir une classe avec des attaques de différents types. Le jeu justifie ce mode de combat par le fait qu’Ichiban est fan de Dragon Quest et voit sa vie comme un grand RPG. Seulement, Yakuza – Like a Dragon ne s’arrête pas là. C’est un RPG en phase avec la modernité. Vous n’avez pas une classe, mais un emploi. Les attaques sont liées à ces emplois, ce qui donne lieu à des choses assez loufoques.

À l’exception d’une caméra assez capricieuse si vous vous trouvez dans des endroits étroits ou si vos coéquipiers sont à la traine dans le donjon, j’ai trouvé le système de combat extrêmement bien construit. Il y a peu de types d’attaques, ce qui fait qu’il est assez facile de s’y retrouver même pour les néophytes. La très grande variété des ennemis permet également d’atténuer l’inévitable répétitivité des combats.

L’un des points qui ont causé beaucoup de problèmes est la difficulté. Yakuza met de nombreuses ressources à disposition pour amasser de l’expérience et améliorer son équipement. Seulement, les deux tiers du jeu peuvent être aisément accomplis en ayant peu ou pas recours à ces ressources. Seulement, il y a un pic de difficulté, particulièrement pour 2 combats qui vous donneront du fil à retordre si vous n’êtes pas suffisamment préparés. Donc, soyez niveau 50 au chapitre 12, et améliorez vos armes à l’atelier. Refaites plusieurs fois les étages des donjons si nécessaire. Comme j’ai pu le mettre dans mon guide du débutant pour Persona 5 Royal, les altérations de statut et les statistiques d’attaque, défense et précision sont très importantes. Avec ça, vous devriez y arriver. Faites attention, car il est impossible de changer la difficulté en cours de partie.

Sur le plan technique, Yakuza – Like a Dragon est dans la lignée de Yakuza Kiwami 2 pour ce qui est des animations des personnages et de l’environnement. Les problèmes de collision avec les éléments de l’environnement de Yakuza Kiwami 2 sont malheureusement toujours présents. Par contre, j’aime beaucoup la manière dont le nouveau moteur graphique rend les personnages beaucoup plus expressifs. Cela donne encore plus d’impact aux scènes les plus émouvantes ou aux scènes les plus drôles. Sinon, je n’ai vu aucun bug critique, aucun crash. Le jeu tourne extrêmement bien sur PS4 Pro. J’ai également trouvé la bande-son plus moderne et très réussie.

En bref, Yakuza – Like a Dragon est une tentative admirable de revitalisation d’une franchise culte, qui réussit le pari fou d’introduire un nouveau protagoniste et un nouveau système de combat, le tout dans une histoire captivante. Au-delà d’un pic de difficulté nécessitant un grind sérieux, je trouve que ce jeu est un excellent RPG qui est sublimé par un contenu annexe aussi dense qu’hilarant et qui repousse encore les limites de ses prédécesseurs. Il s’agit sans aucun doute de l’un des meilleurs jeux que j’ai pu faire en 2020. Je n’ai maintenant qu’une seule hâte, découvrir la suite des aventures d’Ichiban.

VERDICT : ★★★★★

Bonus : une compilation de scènes hors contexte parce que je me suis senti inspiré

(1 commentaire)

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