Cult of the Lamb (PS5)

Cult of the Lamb est un jeu indépendant développé par le petit studio australien Massive Monster. Comme beaucoup de gens, je l’ai découvert lors des présentations Indie World de Nintendo. Je vais être honnête, je n’y avais pas accordé énormément d’attention au départ, car je n’y voyais qu’un énième rogue-like dans un océan de jeux indépendants similaires. Seulement, peu de temps avant la sortie, je suis tombé par hasard sur plusieurs vidéos qui expliquaient les mécaniques du jeu et j’ai été intrigué.

J’y ai vu un très bon mélange entre Hades et… Animal Crossing ? Un jeu de gestion complètement barré avec des phases d’exploration de donjons au combat nerveux. Ça m’avait l’air d’un changement bienvenu dans les jeux que j’ai en cours. J’ai donc décidé d’y jouer en priorité afin de pouvoir vous donner mon avis. Bonne lecture !

Des adeptes, des rituels et… du caca ?

Dans Cult of the Lamb, pas de villageois, mais des adeptes. En effet, lors de vos différentes aventures dans les donjons, vous sauverez des pauvres animaux des griffes des Hérétiques, vos ennemis jurés. En remerciement, ils rejoindront votre culte.

Vous devrez alors vous occuper d’eux, en commençant par leur construire un endroit ou dormir. Il faudra également s’assurer qu’ils ne meurent pas de faim et qu’ils ne tombent pas malades. Cela passe par un endroit propre, la présence de toilettes (que vous débloquez étonamment tard) ainsi qu’une attention particulière portée aux goûts alimentaires de chacun. Préparez-vous, vous allez ramasser une quantité assez impressionnante d’excréments pendant les premières heures de jeu.

Il faut également entretenir la foi de vos adeptes, en réussissant vos croisades dans les donjons, en remplissant des requêtes parfois complètement loufoques de vos adeptes, mais aussi en réalisant divers rituels. Ils sont aussi variés et vous garantissent une ambiance bon enfant dans votre culte.

Mon seul regret concernant l’aspect « gestion » du jeu est le fait qu’au-delà des jauges de faim, de propreté et de foi auxquelles il faut constamment faire attention, l’aspect décoratif passe presque entièrement à la trappe à l’exception d’une ou deux requêtes occasionnelles. Il y a pourtant beaucoup de possibilités. C’est là que se trouve l’épée à double tranchant du concept de Cult of the Lamb. Là où Animal Crossing excelle en laissant une liberté quasi totale au joueur, les croisades dans les donjons imposent une certaine linéarité dans la manière de jouer au jeu.

Des donjons amusants… pendant un temps

Au-delà de l’aspect « gestion », il y a une histoire qui implique de se rendre régulièrement dans des donjons. Au début du jeu, vous êtes sur le point de vous faire sacrifier par les Hérétiques, qui souhaitent mettre fin à la prophétie annonçant le retour de « Celui qui Attend » par l’action d’un agneau porteur de son pouvoir. Seulement, ce sacrifice vous amène directement devant ce dernier. Celui qui Attend vous offre alors son pouvoir, dans le but de le libérer de ses chaînes. Quatre chaînes, quatre Hérétiques, quatre Donjons. L’objectif est simple : tuer les Hérétiques pour briser les chaînes et former un culte suffisamment puissant pour restaurer son pouvoir.

Les donjons fonctionnent sur un système rogue-like. Vous mourrez, et c’est retour à la case départ. Réussissez quatre passage complets parmi les différentes salles agencées aléatoirement (comptez 10 à 15 minutes par passage) et vous débloquerez un combat contre un Hérétique. Le combat est classique, mais suffisamment varié pour ne pas être ennuyeux. On en débloque des différentes au fil de notre avancée dans les donjons. Chacune apporte son propre style de jeu.

Celui qui Attend

L’aspect rogue-like n’apporte rien de nouveau. On commence le donjon avec une petite quantité de santé et des armes d’une force plus ou moins importante. Certaines des salles permettent de changer d’arme ou de gagner des améliorations de vitesse, de force ou de santé. Les combats peuvent devenir difficiles sur la fin, mais le jeu dispose de plusieurs niveaux de difficulté, pour que tout le monde puisse être en mesure de finir le jeu.

Personnellement, sans m’en rendre compte, je me suis tellement impliqué dans l’aspect donjon que je n’ai fait que le strict nécessaire niveau gestion, en me disant que je décorerai plus tard. Seulement, la fin a été étonamment dure, si bien que j’ai lâché le jeu directement après l’avoir fini, car j’avais besoin d’une pause. En effet, il y a un pic entre le dernier donjon et le déclenchement de la fin qui force, même si vous avez déjà augmenté les différents arbres de compétence au , à retourner beaucoup dans les donjons de façon assez répétitive.

Conclusion – Une aventure amusante, à voir sur le long terme

Cult of the Lamb est une aventure amusante que je recommande si vous aimez les jeux de gestion. En mode facile, le combat devient accessible. C’est une expérience de gestion complètement décalée qui m’a bien fait rire. Le jeu se moque des sectes tout en vous demandant d’en gérer une. Pour le combat, à l’exception d’expansions du type de ce que peut proposer Binding of Isaac, le potentiel de rejouabilité me parait faible. Comptez 15 à 17 heures pour finir, un poil trop long selon moi. Mais quand même, je recommande ce petit vent de fraicheur pour quiconque aurait une vingtaine d’euros à dépenser.

LES PLUSLES MOINS
– Un jeu de gestion
complètement décalé

– Des jolis graphismes
cartoon

– Un combat fluide et réactif

– La possibilité de nommer
ses adeptes
– Une fin mal structurée

– Trop de bugs de
softlock (besoin de redémarrer
le jeu 1 à 2 fois par session)

– Une structure linéaire qui
privilégie le combat
face à la gestion

– Trop de caca à ramasser

VERDICT : 7,5/10


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