Gaming Hall Of Fame

Metroid Dread (Nintendo Switch)

Mon avis sur la claque de fin d'année signée Nintendo !

J’ai découvert Metroid après avoir joué à Ori et Hollow Knight. Cette phrase a dû ajouter 30 % de cheveux gris à certaines personnes et je m’en excuse. J’ai tellement adoré ces deux jeux que je me suis renseigné sur les influences. Un mot revenait constamment : MetroidVania. La fusion (en théorie) de Metroid et Castlevania. Je n’ai pas vraiment eu le temps de me plonger dans ces deux séries depuis, mais lorsque le premier jeu Metroid en 2D depuis 19 ans a été annoncé, ma curiosité a été instantanément piquée. J’ai désormais terminé Metroid Dread et j’ai été subjugué, au point de penser que c’est un candidat très sérieux pour le jeu de l’année. Voilà mon avis complet.

Une histoire intrigante, pleine de lore mais accessible pour les néophytes

Metroid Dread a conscience que le dernier opus est sorti il y a 19 ans et que ce sera pour une grande majorité des joueurs leur premier jeu Metroid. Le jeu prend donc le temps de résumer les événements importants et les points de lore essentiels à la compréhension de cette histoire qui est la suite directe de Metroid Fusion, sorti sur Game Boy Advance en 2002. J’avais 5 ans donc non, je n’y ai pas joué à l’époque.

Les métroïdes sont une race extraterrestre éteinte à l’état sauvage mais recréée en laboratoire par les Chozo, race hyper-intelligente, à partir de l’ADN du dernier spécimen. Cette recréation devait à l’origine servir à combattre le parasite X sur la planète SR-388. Ce parasite est capable de prendre la forme de tout être vivant. Lors des événements de Metroid Fusion, Samus Aran, protagoniste et chasseuse de prime éduquée par les Chozo, s’est rendue sur SR-388 sans savoir que le parasite X était présent et a été infectée. Elle a frôlé la mort mais un vaccin réalisé à partir d’ADN de metroïde a permis de la sauver. Seulement, ses capacités physiques ont été grandement modifiées. Elle est désormais capable de les absorber.

Samus Aran pensait en avoir fini avec le parasite X après Metroid Fusion. Seulement, une vidéo a surgi montrant un parasite X à l’état sauvage sur la planète ZDR. Des robots E.M.M.I. ultra-résistants ont été envoyés par la Fédération Galactique mais ils ne répondent plus. Étant la seule personne capable de faire face aux parasites X, Samus est appelée en renfort. Elle se rend donc sur ZDR pour enquêter, et l’histoire de Metroid Dread commence…

J’ai adoré l’histoire de Metroid Dread. Elle est dévoilée en parallèle du véritable objectif de Samus qui est simplement de rejoindre la surface. Même lorsque vous ne savez pas véritablement où aller, cette motivation première extrêmement simple est suffisante pour vous faire continuer. L’histoire est également tout à fait accessible aux néophytes. Je n’avais jamais fait de jeu Metroid auparavant et j’ai tout compris, grâce aux explications préalables et à l’excellente structure de la narration. Il y a très peu de cinématiques avec des dialogues. La quasi-totalité des événements nous est contée par ADAM, l’intelligence artificielle présente dans le vaisseau de Samus qui entre en contact avec nous dès que l’on parvient à atteindre une salle de réseau pour communiquer avec la surface. J’ai été surpris de me rendre compte que c’est parfaitement suffisant. Le jeu n’a pas besoin de plus et du coup, lorsque les cinématiques arrivent, c’est la cerise sur le gâteau.

J’ai été très surpris par la tournure des événements. Bien que sorti 19 ans après son prédécesseur, Metroid Dread n’hésite pas à prendre de gros risques avec le personnage de Samus. On est impliqués dans les événements du début à la fin, c’est un régal.

Une boucle de gameplay déroutante, mais extrêmement efficace

Si Metroid Dread est votre premier Metroid, et que vous n’avez pas fait de jeux Metroidvania avant, vous risquez d’être déroutés, mais pas de panique ! Le jeu vous donne les bons conseils pour avancer. Vous êtes très rapidement lâchés dans une grande zone ouverte en 2D avec la seule instruction d’aller vers le haut. L’un des meilleurs moyens d’avancer dans Metroid est de trouver là où vous ne pouvez plus avancer. Si après avoir essayé toutes vos capacités et tiré des missiles dans tous les recoins à la recherche d’éventuels blocs cachés, vous n’arrivez pas à atteindre la salle suivante, demi-tour ! Si aucun chemin ne fonctionne dans une région, testez une autre ! Il y a forcément un chemin que vous pouvez emprunter avec vos capacités et qui vous permettra d’avancer. Dans le pire des cas, vous trouverez des missiles supplémentaires ou des objets utiles. Il est même possible d’obtenir certains objets en avance ! Tout repose sur l’exploration, vous n’avez pas forcément besoin de faire avancer l’histoire pour progresser, car l’objectif est avant tout de retrouver votre vaisseau à la surface. Augmenter son arsenal de missiles et de capacités est donc tout aussi important que de dévoiler l’intrigue, car vous aurez besoin d’être lourdement armé et entrainé pour progresser.

Le combat est dans l’ensemble extrêmement satisfaisant. Au départ, tout repose sur les attaques au rayon et les missiles. Vous pouvez également contrer certaines attaques avec le bon timing ou glisser sous certains ennemis au bon moment. Le rayon et les missiles (puissance et munitions) sont progressivement améliorés. Les nouvelles capacités viennent agrémenter les possibilités pour l’évitement mais aussi pour l’exploration. J’ai adoré le fait que les combats nous poussent à utiliser l’intégralité de nos capacités disponibles. Les combats sont très variés, si bien que je ne me suis pas ennuyé une seule seconde.

Je tiens quand même à préciser qu’à l’exception d’un mode HARD débloqué en fin de jeu, il n’y a pas de possibilité de régler la difficulté de Metroid Dread. C’est un jeu très difficile que je peux donc difficilement recommander à tout le monde.

Les zones E.M.M.I. : un coup de cœur horrifique

Les zones E.M.M.I. démarquent Metroid Dread du reste de la franchise. C’est une grande première et une immense réussite. Comme je l’ai mentionné au début, des robots ultra-résistants et armés jusqu’aux dents ont été envoyés avant Samus pour enquêter mais ils ne répondent plus. On découvre très vite la raison : ils ont été détournés de leur fonction primaire et vous poursuivent désormais sans relâche. Infection ? Piratage ? Mystère… Seulement, les zones auxquelles les E.M.M.I. ont été assignés sont des passages obligatoires pour avancer. Vos attaques ne leur font rien, donc la seule option est de fuir, car la contre-attaque nécessite un timing quasi impossible à maîtriser. Le jeu ne manque pas de vous le rappeler.

Ces zones sont un coup de coeur pour moi tant elles sont bien gérées. Il y a un tel changement d’ambiance, on a l’impression de jouer à un autre jeu de type Resident Evil, où un ennemi imprenable nous poursuit constamment. C’en est presque effrayant par moments. Je n’ai pas stressé comme ça sur un jeu depuis très longtemps. En plus de tout le gameplay, cet aspect du jeu est la cerise sur le gâteau. J’ai vécu des moments assez fous comme celui-ci.

Tout va bien. Tant que je ne bouge pas.

En bref, Metroid Dread est la claque de cette fin d’année. C’est un jeu d’action, d’aventure et d’exploration qui sait ce qu’il veut faire, et qui le fait extrêmement bien. Le combat est nerveux, les zones E.M.M.I. sont terrifiantes, l’histoire est intrigante. Le jeu est également magnifique, et fonctionne extrêmement bien sur la Switch. J’imagine qu’il l’est encore plus sur le modèle OLED, mais je n’aurai le mien que dans quelques mois, donc on verra ! En attendant, je recommande ce jeu à tout ceux qui sont à la recherche d’un challenge. Personnellement, c’est sûrement mon jeu préféré de cette année, j’ai été subjugué.

LES PLUS

– Jeu magnifique

– Combat bien divers et nerveux

– Un monde bien structuré, qu’on
a envie d’explorer

– Les zones E.M.M.I. absolument incroyables

– Une narration superbement structurée

LES MOINS

– Trop difficile pour être recommandable à tous

– Une boucle de gameplay pas forcément
simple à assimiler

VERDICT : ★★★★

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