FOCUS

focubs – fin

Mon livre préféré est assez singulier. C’est un mélange d’images et de textes qui m’a grandement marqué. Ce livre a un nom particulier : everyone’s a aliebn when ur a aliebn too. Écrit par Jonny Sun, ce livre a réussi à faire émerger en moi des sentiments que j’ignorais, tout en provoquant des questionnements sur des concepts que nous prenons tous pour acquis. Terminer abruptement la catégorie FOCUS me déplaisait, alors considérez cet article comme le clap de fin de cette section.

En y réfléchissant, les FOCUS ont été des remèdes lors de coups de mou. En me plongeant dans le contenu d’artistes ou de créateurs que j’affectionne grandement, et en reliant leur évolution avec celle de ma vie, je parvenais à apaiser mon stress et à me re-motiver pour la suite de mes projets, en me rappelant que ma vie ne se limite pas à ces moments de faiblesse, que nous connaissons tous. Pour ce dernier article, je vais me laisser guider par mes envies. Pas d’introspection, pas de messages sur mon mal-être car je me sens très bien actuellement, je vais simplement me contenter de vous raconter une histoire. Bienvenue dans le dernier épisode de FOCUS, je vous souhaite une bonne lecture.

Jomny est un petit aliebn qui a reçu une mission de la part de ses congénères dont il se sent étrangement différent. Il doit aller sur Terre pour analyser les humains. Il ne connait rien, il maitrise à peine le langage, d’où la présence de nombreuses fautes d’orthographe dans ses bulles de dialogue. Sa première rencontre va définir le reste de son voyage. Il se trouve face à un arbre. Anxieux, il va lui demander s’il est une créature de la Terre. Face à la réponse affirmative de l’arbre, il va considérer avoir rencontré un humaibn.

Crédit : jonny sun, everyone’s a aliebn when ur a aliebn too

Chacune des rencontres de Jomny va lui apprendre des choses. Seulement, il n’est familier avec aucun concept propre aux relations entre les êtres vivants de la Terre. Il va donc demander aux habitants qu’il va croiser de définir certains concepts que je prenais personnellement pour acquis, au point de ne pas parvenir à les définir clairement. Par exemple, qu’est-ce qu’un ami ? Et bien, « un ami est quelqu’un ou quelque chose partageant une vie avec nous que nous ne pourrions pas vivre sans eux ».

L’amitié n’est pas le seul concept qu’il découvrira. Il y aura au travers des différents personnages des métaphores sur l’incertitude de l’enfance avec un œuf se posant des questions sur ce qu’il va devenir ou encore l’inévitable cycle de la vie au travers de sa rencontre avec des abeilles et de son amitié avec l’arbre. Plus il va en apprendre, et plus il se rendra compte d’une vérité des plus tristes : tout est destiné à mourir. Son ami l’arbre va mourir, le chien rempli d’amour qui lui a fait découvrir la chaleur intérieure liée au bonheur va mourir, le petit hérisson voulant devenir un artiste malgré ses maigres compétences va mourir. Si tout est destiné à mourir, à quoi bon être heureux ? Il va faire part de sa tristesse et de ses craintes à ses nouveaux amis, et découvrir l’importance de la communication, car cela va lui donner une nouvelle perspective.

Crédit : everyone’s a aliebn when ur a aliebn too

Auparavant, il parlait au Néant, à l’immensité de la solitude qui l’entourait. Jomny parlera de ses amis à ses congénères, tous si semblables, qui le regarderont d’un mauvais oeil face à sa volonté d’en apprendre toujours plus sur ce qui l’entoure. Pourtant, Jomny va apprendre tellement de choses pendant son passage sur Terre. Il va découvrir, s’amuser, s’émerveiller. Il va également faire face à des vérités qui l’attristeront grandement. Il apprendra alors que la tristesse n’est pas éternelle, elle existe également pour nous aider à identifier nos moments de bonheur, et à les chérir en attendant que la tristesse s’évapore, pour laisser de nouveau place à l’alégresse. Les bons moments reviendront forcément.

Everyone’s a aliebn when ur a aliebn too est un livre écrit et illustré par Jonny Sun. Originaire de Calgary au Canada, Jonny Sun a fréquenté l’Université de Toronto et l’école d’Architecture de Yale. Il est également humoriste et écrit des pièces de théâtre sur son temps libre. Ah, et il est désormais candidat à un doctorat en urbanisme au MIT. Oui, rien que ça. Pendant tout ce travail, Jonny Sun était également très présent sur Twitter. Il partageait des réflexions plus ou moins humoristiques sous couvert d’un alter ego, un petit aliebn ayant quelques difficultés pour s’exprimer et dénommé jomny. Cela lui a valu un certain succès, au point que son compte désormais personnel amasse plus de 500 000 abonnés, et que le concept a évolué pour devenir une véritable histoire.

Crédit : Christopher Sun/Harper Perennial

Dans son TED Talk, que je vous recommande vivement, il évoque le contexte de la transformation de cet alter ego en protagoniste d’une vraie histoire. Il y explique qu’il a vu Twitter comme un outil permettant de hurler dans le néant. Il a donc commencé à y partager ses problèmes, concernant notamment sa santé mentale. Puis un jour, pour le citer : « le néant a répondu ». Des utilisateurs en qui ses paroles ont résonné ont commencé à parler de leurs propres problèmes, créant ainsi le genre de cercle vertueux me redonnant foi en l’humanité. Malgré les très nombreux défauts inhérents aux réseaux sociaux, le petit univers créé par la présence de jomny a montré que « nous ne sommes pas seuls dans notre solitude ».

À l’image de ce qu’il a créé sur Twitter, everyone’s a aliebn when ur a aliebn too est une bouffée d’air frais qui ne fait pas non plus dans l’idéalisme. C’est un livre à double tranchant, à la fois émouvant, triste et drôle. Ce petit aliebn nous donne une perspective innocente, à la fois simple et complexe, sur l’importance des émotions et le concept d’humanité. C’est une lecture rapide, qui peut être réalisée en une soirée, mais c’est une expérience que je recommande à quiconque aime lire. S’il s’agissait d’un avis, je mettrais 10/10 sans aucune hésitation.

Crédit : everyone’s a aliebn when ur a aliebn too

Comme je l’ai écrit au début, cet article ne s’inscrit pas véritablement dans la continuité des précédents, si ce n’est que la lecture régulière de ce livre est également un bon moyen de laisser mon cerveau divaguer sur des pensées plus stimulantes que celles que je peux avoir habituellement. Cet article sera le dernier FOCUS, car j’estime avoir fait le tour de ce dont j’avais envie de parler dans cette section. Je suis également à un tournant dans ma vie et dans mes études qui m’oblige à revoir mes priorités, et à basculer le blog sur un mode de publication plus strict pour organiser mon temps. Je voulais cependant donner une conclusion convenable à ces articles dont je suis particulièrement fier, à un moment où je me sens bien. Dans les moments de faiblesse qui reviendront inévitablement, j’ai désormais suffisamment de traces écrites motivantes pour me rappeler que j’ai déjà eu l’état d’esprit me permettant de les surmonter.

J’ai relu les FOCUS et je me suis rendu compte que dans le tout premier article, je mentionne la réflexion sur le caractère temporaire de la tristesse. Cette réflexion me venait du livre everyone’s a aliebn when ur a aliebn too. J’y mentionne également Jonny Sun. Je vais donc terminer mon propos de cette manière, car la boucle est bouclée.

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